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Djibouti : stress hydrique et technologies de l’eau



Sur la côte est de l’Afrique, entre l’Erythrée, l’Ethiopie et la Somalie, la République de Djibouti, sur un territoire de 23 000 km2, compte un peu plus de 800 000 habitants, dont les deux tiers se concentrent dans la capitale. Avec un climat aride et chaud, Djibouti dispose de ressources en eau parmi les plus faibles au monde, dont l’essentiel provient de nappes aquifères. Confronté à un stress hydrique aigu, aggravé par la croissance démographique et le changement climatique,  l’ONEAD (Ministère de l’Hydraulique et de l’Office National de l’Eau et de l’Assainissement de Djibouti) pose le développement du secteur de l’eau comme une priorité nationale.

 

La diminution constante des précipitations rend indispensable la recherche d’autres sources d’approvisionnement et la sensibilisation des populations aux usages économes et durables de l’eau. La prise en compte de l’assainissement des eaux usées participe à une approche globale de la gestion de l’eau à Djibouti.

 

 

 

Réutiliser les eaux usées pour l’irrigation

 

 

C’est dans ce contexte que Stereau, associé à Colas Djibouti, a construit la nouvelle station de traitement des eaux usées de Douda, destinée au traitement des eaux de la ville de Djibouti. Inaugurée en mars 2014, cette station dont la capacité de 40 000 équivalents/habitants pourra être à terme doublée, répond à trois objectifs vitaux pour les habitants et leur environnement :

 

  • améliorer la qualité de vie et la sécurité sanitaire des habitants de la capitale
  • préserver enfin les eaux littorales, dans lesquelles jusqu’à présent se déversaient les eaux usées de Djibouti
  • épargner les ressources des nappes souterraines, grâce la réutilisation des eaux usées traitées

 
L’eau usée épurée sera utilisée pour l’irrigation de zones arboricoles et agricoles, représentant 400 hectares de culture, (à Djibouti, près de la moitié des ressources en eau sont utilisées pour l’irrigation des zones agricoles) et permettra l’aménagement d’une zone écologique visant à protéger la biodiversité. Autre ressource, les boues d’épuration participeront à la valorisation des sols agricoles.

 

Pour ce projet, Stereau, qui exploitera la station, a mis à disposition son expertise en matière de traitement des eaux. Un traitement tertiaire, accompagné d’une désinfection par du chlore produit sur site par un procédé d’électrochloration, permet d’obtenir un niveau de qualité d’eau traitée supérieur aux normes imposées par l’OMS pour la réutilisation des eaux usées.

 

Cette réalisation et les process utilisés sont une belle illustration des solutions apportées par les technologies de l’eau pour répondre aux situations de pénuries.





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