TERRITOIRES
La lettre d’information entre
N°1 AVRIL 2009
Inauguration de la station d’épuration de Saint-Vallier (Drôme)
ÉDITO
La Semaine du développement durable est pour nous l’occasion de lancer le premier numéro de TERRITOIRES, un fil d’information régulier qui fait le lien entre vos enjeux territoriaux et notre engagement à vos côtés. Depuis 75 ans et plus que jamais, le groupe Saur vous accompagne dans la gestion des services publics locaux. Parce que les mots partenariat et proximité ont un sens pour nous, nous vous proposons ce nouvel espace d’échange et de partage d’expériences, dans lequel nous vous donnons la parole. En ces temps de crise et d'incertitude, le groupe Saur, présidé par Joël Séché, doté d'un actionnariat stable et solide, s'engage à vos côtés pour un développement durable du territoire, environnemental bien sûr, mais également social et économique. Nous aurons l'occasion d'en débattre dans les prochains numéros de TERRITOIRES. Bonne lecture et à très bientôt !
Une installation sur-mesure au service de la préservation du Rhône
Le vendredi 27 février dernier, la communauté de communes Les Deux Rives (Drôme), Saur et Stereau ont inauguré la station d’épuration de Saint-Vallier, fruit d’un projet intercommunal et interdépartemental (Drôme et Ardèche) de plusieurs années.
Dimensionnée pour faire face à l’évolution démographique et économique du territoire, la station d’épuration de Saint-Vallier, construite par Stereau et exploitée par Saur, offre une capacité de traitement de 16 500 équivalent habitants. L’installation traite les eaux usées des communes de Saint-Vallier, Laveyron, Saint-Barthélémy-de-Vals, Sarras et Saint-Uze.
« Un dispositif de traitement sur-mesure, innovant et respectueux de l’environnement »
de laquelle sont réalisées successivement les étapes d’aération et de décantation, « le procédé SBR présente l’avantage de limiter l’emprise au sol, un argument décisif pour ce projet », ajoute Fabrice Hazard. La station de Saint-Vallier est équipée de trois cuves SBR. La particularité du procédé et le fonctionnement sur trois cuves assurent un traitement continu, y compris lors de l’arrêt de l’une des cuves pour maintenance. Située en bordure du Rhône, la station d’épuration de Saint-Vallier a un rôle important dans la gestion environnementale et la préservation du Rhône. « Depuis mai 2008, les eaux usées du bassin de Saint-Vallier sont enfin traitées avant d’être rejetées dans le Rhône et dans la Galaure », a déclaré Jacques Alloua, le Président de la communauté de communes Les Deux Rives.
>> Olivier Brousse
Directeur général
« Pour concevoir la station d’épuration, nous avons tenu compte des attentes de la collectivité, des caractéristiques du site et des exigences de la réglementation européenne en termes de qualité des rejets dans le Rhône. Nous avons ainsi proposé un dispositif de traitement sur-mesure, innovant et respectueux de l’environnement », explique Fabrice La construction de la station de Saint-Vallier repréHazard, directeur de Stereau Sud. sente un investissement de 4,6 millions d’euros, Première référence SBR (Sequential Batch Reac- avec des financements de l’Agence de l’eau Rhône tor) du groupe Saur, la station d’épuration de Saint- Méditerranée Corse (32,3 %), l’État (8 %) et les Vallier assure un traitement des eaux usées per- Conseils généraux de la Drôme (7,7 %) et de l’Arformant, qui supporte les variations des charges dèche (4,5 %). polluantes. Composé d’une cuve unique au sein
L’interview
Jean-François Le Grand, sénateur de la Manche, représentant de la France au 5e Forum mondial de l’eau
Q Quels sont les enjeux de la 5 e édition du Forum mondial de l’eau ?
À l’occasion du 5e Forum mondial de l’eau, à Istanbul, Jean-François Le Grand, sénateur et président du Conseil général de la Manche, président du Cercle français de l’eau, s’exprime sur les enjeux de ce rendez-vous international et partage sa vision de la gestion de la ressource en eau de demain. Entretien réalisé le 10 mars 2009.
La population mondiale devrait atteindre les 9 milliards en 2050, et les villes concentrer 6 milliards d’habitants. Du fait des changements globaux : démographiques et climatiques, la problématique de l’eau concerne tous les pays. L’eau constitue un facteur majeur de développement des territoires : continents, États et collectivités locales. La gestion de l’eau et la prise en compte des problématiques de sécheresse, de pénurie et de qualité de la ressource, ne peuvent se concevoir que dans la proximité et le local. Aussi, pour cette cinquième édition, les collectivités locales ont été invitées en masse. Indissociable du droit à l’accès à une eau de qualité et du droit à la santé, l’assainissement constitue l’un des volets des discussions, tout comme la gestion des eaux transfrontalières, facteur de paix et de coopération et non de conflit entre les États. Q Quels messages la délégation française va-t-elle porter? La position du Partenariat français pour l’eau (PFE) est de partager l’expertise française en matière de gestion publique de l’eau. Le PFE a d’ailleurs exprimé le souhait d’accueillir le 6e Forum mondial de l’eau à Marseille dans trois ans. Q En France, quelle tendance voyez-vous se dégager entre la délégation de service public et le retour en régie municipale ? Malgré le débat actuel, je pense que l’on va de plus en plus vers cette association étroite entre décideur public et exécution privée. Cette collaboration est nécessaire. L’entreprise privée a la compétence, la technique et l’expérience qu’elle met à disposition de la collectivité qui reste le décideur. Cet équilibre repose sur le contrat de délégation du service, qui doit être transparent et bien délimiter les champs d’action de chaque partie. En France, nous avons la chance d’avoir les plus grandes entreprises de service de l’eau et une concurrence saine sur ce marché. Dès lors que l’appel d’offres et le contrat de délégation de service public sont bien établis, toutes les conditions sont réunies pour que la collectivité puisse faire son choix sur le critère du mieux disant et non du moins disant, pour un service public de l’eau innovant et rigoureux.
« L’eau constitue un facteur majeur de développement des territoires : continents, États et collectivités locales. »
La particularité du mode de gouvernance français repose sur une gestion de l’eau par bassin, avec la création d’agences de bassin « Je pense que qui regroupent les différents acteurs de l’eau : l’on va de plus en publics et privés. Ce mode de gouvernance plus vers cette transparent, démocratique et de proximité association étroite fait aujourd’hui référence. Il a été repris en 2000 entre décideur par la Directive-cadre sur l’eau afin de promouvoir sa généralisation au sein de l’Union euro- public et exécution privée » péenne, et préconisé dans une recommandation de l’ONU en 2008. Le dispositif de solidarité internationale, grâce auquel les collectivités locales peuvent consacrer 1 % de leur budget eau et assainissement à des actions de coopération décentralisée, mis en place par la loi Oudin-Santini en 2005, fait également partie des innovations françaises promues par le PFE. Q Faut-il replacer la gestion de l’eau dans une problématique plus large de gestion des territoires ? Il est important d’inventer rapidement de nouveaux concepts urbains pour une gestion intelligente de la ressource en eau et respectueuse de l’environnement, à l’image de villes comme New York et Munich. Leur parti pris a été de privilégier la préservation de la ressource en amont, sur les bassins versants, pour obtenir naturellement une eau propre à la consommation. En investissant sur ses bassins versants, notamment par l’acquisition de terres autour des réservoirs, plutôt que dans une nouvelle usine de filtration, la ville de New York a réalisé une économie de 6 milliards de dollars, et les NewYorkais ont gagné une eau de qualité à moindre coût et des paysages préservés. Le programme développé par la ville de Munich repose sur un partenariat avec les agriculteurs pour promouvoir l’agriculture biologique sur un périmètre de protection de 6 000 hectares et prévenir ainsi la dégradation de la qualité de l’eau.
Q Quel rôle les usagers ont-ils à jouer dans la gestion de la ressource en eau ? Les usagers, des individus aux acteurs économiques et publics, ne sont pas de simples consommateurs, mais de véritables acteurs de la gestion de l’eau. Lors du vote de la Loi sur l’eau et les milieux aquatiques en 2006, les commissions consultatives de l’eau ont été réactivées pour une gouvernance transparente et une plus grande implication des usagers. Là encore, l’eau concerne tout le monde. Il s’agit d’un véritable problème de société qui n’a pas à être traité par un acteur en particulier mais par la communauté dans son ensemble. Les collectivités sont concernées. Dans le département de la Manche, une expertise du réseau d’eau potable menée sur 6 ans a révélé la perte de 30 % de l’eau traitée en raison de canalisations obsolètes. Un programme de réhabilitation du réseau sur 10 ans a depuis été initié. En ce qui concerne les agriculteurs, de nouvelles méthodes de culture plus respectueuses de l’environnement et plus économes en eau sont à promouvoir, telles que le goutte à goutte. L’adage « penser global, agir local » résume bien l’enjeu actuel. La gestion de la ressource en eau relève de chacun: États, régions, villes, entreprises, agriculteurs, individus. Comme la biodiversité, l’eau est l’assurance-vie de la planète et l’assurance-vie de chacun.
« Comme la biodiversité, l’eau est l’assurance-vie de la planète et l’assurance-vie de chacun »
TERRITOIRES
N°1 AVRIL 2009
Saur, partenaire des territoires
Le groupe Saur offre aux collectivités une palette de services à l’environnement et de services de proximité. Avec ses filiales, Stereau, Coved, Cise TP, Cise Maintenance et Formule Golf, Saur met à disposition des territoires son savoir-faire et son expertise dans les métiers de l’eau, de l’ingénierie, de la propreté, des travaux, des énergies renouvelables, du funéraire et des loisirs.
Agenda
Retrouvez le groupe Saur au 13e Salon de la Nouvelle Ville, du 7 au 9 avril, au Parc floral de Paris : Stand M9-L20 www.salonnouvelleville.com
Nouveau contrat Coved pour le marché d’intérêt national de Rungis (Val-de-Marne)
« TRIER MIEUX, RECYCLER PLUS, INCINÉRER MOINS »
Depuis le 1er avril 2009, Coved collecte, trie et valorise chaque jour les milliers de tonnes de déchets : palettes, cartons, films plastiques, légumes et produits frais impropres à la vente…, du plus grand marché de produits frais au monde, le marché d’intérêt national de Rungis (MIN), qui a fêté ses 40 ans en mars dernier. En complément de la mission de collecte des déchets sur l’ensemble du site, Coved prend en charge, pour le compte de la Société mixte d’aménagement et de gestion du MIN de Rungis (Semmaris), la gestion d’une déchetterie et de deux centres de tri, l’un de 60 000 tonnes par an dédié aux déchets du MIN et le second de 30 000 tonnes par an exploité par Coved pour son compte propre. L’engagement de Coved pour « trier mieux, recycler plus, incinérer moins » a été déterminant dans le choix de la Semmaris. Pour cela, Coved a choisi un dispositif complet et innovant : le tri négatif, grâce à huit tapis de tri, dont la fonction est d’écarter en amont les déchets non recyclables, le déploiement de 18 véhicules, 40 compacteurs et 2 200 bacs, et la mobilisation de 77 collaborateurs. Le dispositif prévoit également la remontée des incidents au moyen de PDA et la géolocalisation des véhicules permettant à la Semmaris de suivre la qualité du service en temps réel. Un plan ambitieux de communication et de sensibilisation des usagers (grossistes, courtiers, acheteurs) au respect des consignes de tri sur le site précède et accompagne ce déploiement. En partenariat avec l’Association nationale de développement des épiceries solidaires (Andes), Coved participe à la démarche de récupération des fruits et des légumes invendus qui permet la distribution quotidienne de cinq tonnes de fruits et de légumes à l’ensemble des réseaux en charge de l’aide alimentaire en Ilede-France. Avec ce contrat majeur, Coved consolide sa position en Ile-de-France, où l’entreprise gère déjà un centre de tri à Argenteuil (Val d’Oise) et assure la collecte des déchets ménagers et la propreté urbaine pour des centaines de milliers de franciliens à Paris, Colombes, SaintGermain-en-Laye, Bougival, Louveciennes et La Celle Saint-Cloud.
« 13 000 tonnes de cartons et 11 000 tonnes de bois seront triées et recyclées chaque année »
TERRITOIRES
N°1 AVRIL 2009
Saur et le Syndicat des eaux de Coulounieix Razac (Dordogne)
Proximité, réactivité, modernité
Le Syndicat des eaux de Coulounieix Razac est le plus important de Dordogne en nombre de communes et d’abonnés (19 000), et un client historique du groupe Saur. La dernière renégociation du contrat date du 1er janvier 2008 pour une durée de 15 ans. tation entre les deux acteurs locaux, public et privé, du service de l’eau sont indispensables », ajoute-t-il.
« La gestion de la tempête
Estelle Espallier, chef de secteur Dordogne et Jean Fourloubey, président du Syndicat de Coulounieix Razac. et à long terme et vient de signer avec Saur la première installation de télérelève du département. « Une trop grande quantité d’eau potable est perdue dans des fuites avant et après compteurs. Grâce au dispositif de télérelève, il est possible de suivre au jour le jour les quantités d’eau consommées, de constater les anomalies lorsqu’elles se produisent et de mieux localiser les fuites pour y remédier », développe Jean Fourloubey. « Aujourd’hui, 70 % de l’eau pompée et traitée arrive au robinet, l’objectif est d’atteindre 80 %. La télérelève sur les compteurs des particuliers et sur le réseau va permettre d’approcher cet objectif ».
« Investir et renouveler le réseau pour garantir la qualité du service »
Cette vision à long terme se retrouve dans la politique d’investissement et de rénovation du réseau du Syndicat. « Il est important d’investir en permanence et de renouveler le réseau de distribution d’eau en continu pour garantir la qualité du service », conclut le Président du Syndicat.
Réglementation
PROTECTION DU RÉSEAU PUBLIC D’EAU POTABLE
Les nouvelles dispositions législatives sur le contrôle des installations privées de récupération des eaux de pluie, puits et forages
Encouragées par le Grenelle de l’Environnement, les initiatives de particuliers se multiplient pour équiper leur habitation d’un dispositif de récupération des eaux de pluie destinées à différents usages, tels que l’arrosage, le lavage des sols, les toilettes, à l’exclusion de la consommation humaine. Parallèlement, certains propriétaires disposent d’un puits ou d’un forage leur permettant d’accéder, via un système de canalisation privatif distinct du réseau public de distribution d’eau potable, et après déclaration en mairie, à une ressource propre. Afin d’éviter tout risque de contamination du réseau public par d’éventuelles mauvaises connexions à l’intérieur des habitations, depuis la loi sur l’eau du 30 décembre 2006 et le décret d’application du 2 juillet 2008, les agents du service public d’eau potable sont habilités à intervenir en domaine privé. (Arrêté du 17 décembre 2008). En cas de risque de pollution et après une mise en demeure non suivie d’effet par le particulier, le branchement au réseau public d’eau potable pourra être fermé.
Concrètement, pour les collectivités, la mise en œuvre de ce contrôle demande une actualisation du règlement de service, afin d’informer les Cette intervention consiste en un contrôle sur abonnés sur les modalités et le prix du contrôle les installations privatives de distribution d’eau, dont ils seront redevables. tant sur les dispositifs de récupération d’eau de pluie que sur les puits et forages privés. Il s’agit Partenaire des collectivités locales pour les pour les agents de vérifier l’absence de services liés à l’environnement, le groupe Saur raccordement des installations privées au s’engage à les accompagner dans l’application réseau public d’eau potable, ou bien l’existence de ces nouvelles dispositions législatives qui d’un système de disconnexion, de manière à constitueront un moyen efficace pour garantir garantir qu’aucun micro-organisme pathogène durablement la distribution d’une eau potable ne peut s’introduire dans le réseau public sûre et de qualité.
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TERRITOIRES Directeur de la publication : Brice Soccol Directrice de la rédaction : Alexandra Bardet Rédaction juridique : Véronique Landwerlin Réalisation : idées fraîches® Photos : Saur, CG50 et Semmaris Edité par la direction développement du groupe Saur Pour nous écrire : territoires@saur.fr
Pour recevoir les prochains numéros de Territoires par mail et inscrire de nouveaux contacts, écrivez-nous à : territoires@saur.fr
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menée de main de maître » Retour sur les éléments clés de la relation de partenariat qui se tisse entre une collectivité territoriale et l’entreprise délégataire. Une qualité de relation Jean Fourloubey exprime sa satisfaction lorsqu’il d’autant plus précieuse lorsque survient un événe- évoque la gestion de la tempête Klaus, fin janvier, ment météorologique, tel que la tempête qui a tou- « menée de main de maître ». ché le Sud-ouest de la France le 24 janvier dernier. Les leçons de la tempête de 1999 avaient été tirées et des investissements engagés, notamment l’équipement d’un quatrième groupe électrogène permet« Une relation de confiance au sein tant de sécuriser l’approvisionnement de 80 % des du tandem collectivité/délégataire » abonnés. Grâce aux moyens humains déployés par Saur pour anticiper et gérer les conséquences Pour le groupe Saur, la proximité se mesure sur le de la tempête et à l’amélioration continue des insterrain, dans son engagement auprès des collectitallations depuis 1999, le Syndicat de Coulounieix vités. « En tant que produit de base indispensable, Razac est le seul syndicat du département a ne pas l’eau a un statut à part. De ce fait, que l’on soit colavoir manqué d’eau. lectivité ou délégataire, on doit l’eau aux abonnés. Cela demande du sérieux, de la compétence et une La veille, les châteaux d’eau avaient été remplis et relation de confiance au sein du tandem collecti- tout le week-end, les équipes Saur du secteur de la vité/délégataire », décrit Jean Fourloubey, maire de Dordogne ont été mobilisées pour piloter les réserVillamblard, président du Syndicat de Coulounieix voirs en manuel, installer des groupes électroRazac et vice-président du Conseil général de Dor- gènes et les alimenter en fuel… dogne. Tenu informé tout au long de la gestion de la crise, « La gestion publique de l’eau touche le domaine le Président du Syndicat se réjouit de la continuité privé. Il s’agit d’un service à la personne pour la col- du service public et ajoute que « l’image de la solectivité comme pour l’entreprise délégataire, toutes ciété fermière participe à l’image du Syndicat sur son les deux en première ligne pour assurer aux abon- territoire », une image de réactivité et de modernité nés un service de qualité. La proximité et la concer- Le Syndicat des eaux de Colounieix Razac voit loin