TERRITOIRES
La lettre d’information entre
N°4 NOVEMBRE 2009
Démarche qualité des eaux de baignade
Les communes touristiques et stations classées de montagne aussi
À l’occasion de la journée d’information organisée par l’Association nationale des maires des stations classées et des communes touristiques (ANMSCCT) et Saur, à Evian-les-Bains, le 25 septembre 2009, puis de la réunion régionale de l’Association à Bainsles-Bains, le 5 novembre 2009, les spécialistes du Groupe sont intervenus devant les maires des communes touristiques et stations classées de montagne ou thermales. Il s’agissait de partager l'expérience de Saur en matière de gestion environnementale de l'eau et de qualité des eaux de baignade, notamment à travers l'exemple de Carnac, l'une des premières communes labellisées « Démarche qualité eaux de baignade », présenté à Evian par Gérard Marcalbert, maire-adjoint de Carnac. L’occasion de rappeler aux élus de montagne ou de stations thermales concernés les toutes prochaines échéances réglementaires en matière de qualité des eaux de baignade.
Eau et agriculture
Vers une approche globale de la préservation de la qualité des eaux
Pour la première fois en France, les acteurs du monde agricole, représentés par l'Assemblée permanente des Chambres d’agriculture, et les entreprises de l’eau, représentées par la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E), se sont rapprochés pour signer une convention de coopération. Ce partenariat s’inscrit dans la démarche prévue par la loi Grenelle I pour la préservation de la qualité des ressources en eau utilisées pour la production d’eau potable, comprenant la publication des 507 captages les plus menacés par les pollutions diffuses*, la définition d’un programme d’actions concertées avant l’automne 2011 et la mise en place de mesures agro-environnementales volontaires d’ici à mai 2012. Cette coopération consiste, dans un premier temps, à répertorier une douzaine de sites, sur lesquels des enquêtes seront réalisées auprès des parties prenantes concernées : collectivités, agriculteurs, agences de l’eau, représentants de l’État, Chambres d’agriculture et entreprises de l’eau. Une restitution des bonnes pratiques partenariales entre les différents acteurs de la reconquête de la qualité de l’eau, ainsi que des écueils à éviter, sera organisée, lors d’un séminaire, avant l’été 2010. « Par un partenariat plus efficace entre nous, nous voulons identifier les conditions très concrètes qui permettent de reconquérir la qualité de l'eau
dans les zones de captage. Ces bonnes pratiques de collaboration poseront les bases d'une coopération élargie entre les acteurs locaux, au premier rang desquels les agriculteurs, pour relever ce défi à l'échelle nationale », a déclaré Luc Guyau, président des Chambres d'agriculture, lors de la signature de la convention. À travers les sites de Le Jaunay (Vendée), Pesmes (Haute Saône) et Sympec (Manche), le groupe Saur, membre de la FP2E, participe activement à la mise en œuvre de cette convention de coopération.
* : Nitrates et phytosanitaires
Engagé dans la protection de la ressource en eau, le groupe Saur collabore avec les collectivités rurales et le monde agricole et participe à des démarches innovantes et des projets d’ampleur. À suivre dans ce numéro : Q Le projet d’écologie territoriale de l’Association patrimoniale de la Plaine de Versailles et du Plateau des Alluets, dont Saur est partenaire : page 6 Q La filière de traitement des emballages vides de produits liés à l’exploitation agricole à laquelle Coved apporte son expertise : page 7
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Les 17, 18 et 19 novembre 2009
Saur vous donne rendez-vous sur le Salon des maires et des collectivités locales
Comme chaque année, le groupe Saur vous donne rendez-vous dans le cadre du Congrès des maires. L'occasion de découvrir ou redécouvrir les activités du Groupe et d'échanger sur vos problématiques : eau, propreté, énergies renouvelables, funéraire et gestion de golfs.
A l'honneur de cette édition 2009 : la technologie à membranes plaques, dont le Groupe à l'exclusivité avec les procédés Aqua-RM® et Compact-RM®, pour un traitement des eaux usées de qualité eau de baignade (Voir le sujet ci-dessous). Des présentations seront régulièrement organisées sur le stand principal de Saur (Hall 3 - L51-53).
Q Stand principal Groupe Saur : Hall 3 - L51-53 Q Stand dédié à l'offre funéraire du Groupe : Atrium : Hall 3 - D 70 Q Stand Formule Golf, la filiale du Groupe spécialisée dans la gestion de golf : Hall 2.2 - C 03
Performance de traitement et qualité des eaux traitées
La technologie à membranes plaques Stereau, le choix du Syndicat mixte Auray-Belz-Quiberon pour la station d’épuration de Quiberon
fiabilité de la technologie à membranes plaques Aqua-RM® et de la sécurité des eaux en rejet », explique Jean-Michel Belz, maire de Quiberon et président du Syndicat mixte Auray-Belz-Quiberon. « Pour nous, communes touristiques et conchylicoles, ce procédé est aujourd’hui le plus sécurisant. Nous avons tout intérêt à ce que l’eau en sortie de station soit la plus pure possible afin de garantir l’ouverture de nos plages en 2015, ainsi que le développement et la pérennité de l’activité conchylicole », précise-t-il. « La protection du littoral constitue un véritable enjeu. C’est pourquoi il est absolument nécessaire de mettre en place des installations avec un niveau de
Aqua-RM® et Compact-RM® pour bénéficier des performances de traitement de la technologie à membranes plaques Kubota
Exclusivité Stereau depuis 12 ans, la technologie àmembranesplaquesKubotaassuredesperformances de traitement, telles que la qualité de l’eau traitée présente les caractéristiques physico-chimiques et microbiologiques d’une eau de « qualité eau de baignade », permettant d’envisager une réutilisation de l’eau traitée pour l’irrigation, l’arrosage des espaces verts ou des usages industriels… Cette technologie se démarque par une robustesse et une longévité supérieures à celles des bioréacteurs à membranes fibres creuses. Leur simplicité d’exploitation, avec le lavage des membranes in situ et sans manutention, garantit également une réduction de la consommation de réactifs chimiques. Avec le procédé Aqua-RM®, Stereau a réalisé les plus importantes références membranaires françaises en fonctionnement, à Quiberon (60000 EH*) et au Guilvinec (26000 EH), ainsi que la plus grande référence européenne, à Chypre (200 000 EH). Spécialement conçu pour les collectivités de moinsde800à3300EH,lesindustrielsetlesquartiers non raccordés au réseau d’assainissement, Compact-RM® garantit une qualité de traitement identique.
* : EH : équivalent habitant
Atteinte du bon état écologique des cours d'eau, des nappes souterraines et des eaux côtières en 2015, « Pour nous, communes touristiques et protection des 507 captages prioritaires, démarche conchylicoles, ce procédé est aujourd'hui qualité eaux de baignade pour garantir l’ouverture le plus sécurisant. » des zones récréatives à l’horizon 2015 et lutte contre la prolifération des algues… La performance performance maximal. La station d’épuration de de traitement des systèmes d’assainissement mis Quiberon représente un investissement de 17 millions en place par les collectivités est, plus que jamais, d’euros pour le Syndicat. Un coût qui peut faire déterminante. reculer… Mais il s’agit d’un investissement pour La technologie à membranes plaques, proposée en l’avenir. Aujourd’hui, nous n’avons pas d’autre exclusivité par Stereau avec les procédés Aqua-RM® choix que d’opter pour ce type de procédé haute et Compact-RM®, offre un traitement de qualité eau technologie afin de garantir la qualité de l’eau sur de baignade, soit une qualité d’eau traitée supérieure le territoire », insiste Jean-Michel Belz. à la qualité exigée par la réglementation européenne Parfaitement intégrée dans l’environnement du pour 2015. Un choix technologique revendiqué par site, la station d’épuration de Quiberon est en le Syndicat mixte Auray-Belz-Quiberon pour la fonctionnement depuis 1 an. « Nous sommes très mise aux normes de la station d’épuration de Quiberon, satisfaits. Il s’agit d’une installation moderne et prochainement inaugurée. performante, une référence pour la presqu’île en « Après une première collaboration réussie pour la matière de protection de l’environnement, fréconstruction de la station d’épuration d’Auray, le Comité quemment visitée par des représentants d’autres colsyndical a confié la construction de la station de lectivités et pas seulement du littoral », conclut JeanQuiberon à Stereau. Nous avons fait le choix de la Michel Belz.
TERRITOIRES
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Interview croisée
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Après 18 mois de gouvernance, Joël Séché, président du groupe Saur et de Séché environnement, et Olivier Brousse, directeur général du groupe Saur, répondent à nos questions.
Q De quelle façon le groupe Saur peut-il accompagner Q Quelle est aujourd’hui la stratégie commerciale du les collectivités dans le contexte de l’exigence engroupe Saur ? vironnementale croissante et de l’évolution de OB : Nous restons fidèles à notre expertise développée, l’aménagement du territoire ? depuis 1933, dans les communes petites ou Joël Séché : Le Groupe développe, par sa politique de moyennes, dans les territoires ruraux et littoraux. recherche et d’innovation, les solutions de demain en Les valeurs portées par les 13 000 collaborateurs de matière de traitement de l’eau et de valorisation de Saur sont : un service de proximité, une relation de déchets, dans les meilleures conditions économiques confiance avec nos clients et une grande exigence et environnementales. Au-delà, le savoir-faire du de qualité. La notion de local est très large, et de Groupe réside dans son intégration au tissu local, qu’il plus en plus de grandes villes font appel à nos s’agisse de préservation de la biodiversité : de nombreux services, telles que Rouen ou Saint-Etienne, et nous sitessontdesrefugesdelaLiguedeprotectiondesoiseaux, sommes ravis de les servir. A l’international, nous de partage scientifique, comme avec le Muséum appliquons la même stratégie, tout en étant prudents national d’histoire naturelle, de contribution aux sur la vitesse de développement car, dans un métier établissements d’enseignement ou d’écologie industrielle de service comme le nôtre, le capital humain est primordial et nous avons à cœur de préserver notre avec d’autres acteurs économiques locaux. A ce titre, nous avons été très fiers d’être conviés à marché domestique. siéger au Grenelle de l’environnement, puis de la mer, JS : C’est là qu’intervient la notion de culture d’entreprise : afin de porter nos expériences et, surtout, défendre être toujours au service du client, quelle que soit sa les préoccupations de nos clients. Nos métiers font de taille.Pourquoiferait-onunedifférence?Nous fournissons nous des acteurs de l’aménagement des territoires, en à nos clients la même qualité de service. Et comme, parfaite transparence avec ceux qui en ont la charge. pour nous, chaque collectivité est unique, nous tenons à ce contact personnel et cette connaissance Q Comment le groupe Saur se positionne-t-il sur les mutuelle,quinouspermettentdepersonnaliserle service. marchés de services à l’environnement et aux col- Ce sont ces caractéristiques qui nous ont conduits à lectivités ? souhaiter un rapprochement entre nos deux structures, Olivier Brousse : Nous avons une approche territoriale un acquis culturel semblable pour un développement de nos marchés. Avec les élus qui nous font confiance, en commun, sur des bases solides et reconnues par nous essayons d’analyser leur territoire de façon globale, tous. afin d’optimiser la démarche environnementale dans une optique d’écologie industrielle. Lorsque nous Q Comment vos concurrents réagissent-t-ils ? réalisons un golf à proximité d’une station d’épuration, OB : La concurrence sur les marchés auxquels nous nous veillons à pouvoir réutiliser l’eau traitée pour postulons est forte mais garante d’innovation. C’est, l’arrosage, nous réutilisons les eaux grises d’une piscine pour nous et pour les collectivités, une opportunité et pour entretenir un jardin à proximité et nous développons le meilleur ressort de progrès. dessolutionsdecogénérationetdeproductiond’énergie à partir de nos installations de traitement des déchets JS : Nous avons toujours intérêt à avoir des compétiteurs de qualité. Ils sont un aiguillon pour que nous nous ou des eaux usées. améliorions encore et fournissions vraiment le meilleur rapport qualité/prix à nos clients. Q Existe-t-il un risque de service low cost ? OB : S’il est vrai que nous sommes dans une recherche permanente d’économies sur toutes les dépenses qui nous paraissent accessoires, c’est justement pour les réinvestir dans nos laboratoires, notre recherche et développement et notre outil de production, de façon à garantir un service très performant, tout en tenant compte des contraintes économiques fortes qui pèsent sur les collectivités. JS : Dans un certain sens, la période difficile, que traverse notre économie nationale, est un catalyseur pour une réflexion qui privilégie le long terme sur l’immédiateté. C’est ce que font les équipes autour d’Olivier, et je ne peux que les encourager à persévérer dans cette voie.
Q Quelle est votre vision pour l’avenir du Groupe ? JS : Bien malin qui peut prédire l’avenir. Une chose dont nous sommes convaincus, c’est de l’utilité de nos métiers de service aux collectivités, qu’il s’agisse de préservation des ressources de la planète ou de sécurisation de la santé publique : qualité de l’eau potable et des eaux de baignade, dangerosité des déchets. Ce ne sont pas des domaines où l’improvisation ou le « courtermisme » trouvent leur place. L’inscription dans la durée est indispensable pour comprendre les attentes des populations et répondre aux exigences des collectivités.
« Nos métiers font de nous des acteurs de l'aménagement des territoires, en parfaite transparence avec ceux qui en ont la charge »
JS : Notre métier vit une mutation de fond. Nous nous inscrivons pleinement dans la démarche de réduction des flux de déchets, d’optimisation des réemplois et du recyclage et de production d’énergies renouvelables, définie par la nouvelle directive cadre sur les déchets. Atteindre les objectifs nationaux en termes de proportion d’énergies vertes passera obligatoirement par un développement de ces filières. Le savoir-faire et l’expérience en la matière, nous les maîtrisons sur un plan industriel. A nous d’en faire bénéficier le plus grand nombre.
OB : Nous avons un actionnariat stable et puissant qui nous permet d’avoir une stratégie à moyen terme. Nous pouvons ainsi accompagner le développement des collectivités locales, en matière d’énergies renouvelables, par exemple, comme le prouve l’acquisition de la société d’éoliennes Kallista, menée avec notre actionnaire Axa, Q Quelle est la santé financière du Groupe fin 2009 ? afin d’élargir notre expertise et d’offrir notre service à nos clients. OB : L’année 2009 sera une bonne année, même si elle est très difficile. L’activité est marquée notamment par JS : L’histoire des deux groupes, Saur et Séché Envile ralentissement de l’activité industrielle, qui se fait ronnement, plaide en faveur d’une telle stabilité, et a sentir dans la branche déchets et la diminution nette permis la création des infrastructures nécessaires. Ces de travaux liés à l’exploitation, tels que les nouveaux entreprises sont inscrites dans la durée, car la structure branchements dans l’eau. Malgré cela, notre grande stable de leur actionnariat, entre Caisse des Dépôts rigueur de gestion et notre recherche d’économie et actionnariat familial, le permet et l’exige. permanente, notamment dans nos frais de structure, Notre avenir est d’être au service de nos clients pour nous permettent de traverser la crise sans compromettre les accompagner dans une gestion intégrée des la qualité de service ou la recherche et l’innovation. territoires au service des citoyens, dans les meilleures conditions économiques, de respect de l’environnement JS : Le contexte actuel nous force à être particulièrement etd’intégrationsocialelocale.Ilestimportantdesouligner rigoureux et exigeants sur les performances et les la qualité de nos équipes de terrain qui font notre allocations de moyens, pour toujours répondre groupe et sont les artisans de son futur. « présents » à nos clients. Et je crois que nous y avons réussi.Plusnousélargissonslapalettedenosprestations, et moins nous serons sensibles à des phénomènes conjoncturels.
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Exploitation de la station d’épuration de la Ville de Saint-Etienne
Furania, le début d’une nouvelle histoire
Geneviève Albouy, maire-adjointe de Saint-Étienne, en charge du développement durable, de l’eau et de l’assainissement. « D’une capacité de 282000 EH, la station d’épuration de Saint-Étienne garantit aujourd’hui une haute performance environnementale : qualité de l’eau traitée, digestion et incinération des boues et récupération de l’énergie du biogaz pour le fonctionnement du four et de l’énergie du four pour chauffer les digesteurs et les bâtiments », décrit Joseph Ferrara, maire-adjoint deSaint-Étienne, siégeantàlaCommission d’appel d’offres. mance, de sécurité, de pédagogie et de valorisation de la station positive à la fois pour la Ville de SaintÉtienne et pour le groupe Saur », précise Joseph Ferrara. Actions en faveur de la biodiversité, programme de visite de la station destiné aux scolaires, partenariat avec l’Université de Saint-Étienne… L’ouverture de la station vers l’extérieur et la dimension d’échange de savoir et d’information ont été plébiscitées. « L’entrée dans le périmètre de certification de Saur (ISO 9001, ISO 14001, OHSAS 18001) était également
Après le marché de remise aux normes et d’extension de la station d’épuration remporté par Stereau, la Ville de Saint-Étienne a renouvelé sa confiance dans le groupe Saur en lui confiant le marché d’exploitation du service pour les sept prochaines années. Retour sur les débuts de cette nouvelle histoire pour la station d’épuration de Saint-Étienne, rebaptisée Furania. « Depuis 2004, la Ville de Saint-Étienne a mené un vaste programme de restructuration du réseau d’assainissement et de remise aux normes de sa station d’épuration au regard des exigences réglementaires européennes. Jusque-là, 90 % des eaux usées étaient directement "collectées" par le Furan, le cours d’eau traversant Saint-Étienne devenu en quelque sorte les égouts de la ville, et seulement 10 % étaient traitées par l’ancienne station d’épuration. Depuis ces aménagements, 90 % des eaux usées sont collectées par l’émissaire et traitées sur la filière temps sec de la station. Notre objectif est d’atteindre 100 % dans les années à venir », explique
« Au sein de la nouvelle municipalité, nous avons « Le Furan est désormais propre en sortie souhaité renégocier les anciens contrats de délégation de station et l'on commence à observer de services publics, afin de défendre au mieux les des truites à la confluence avec la Loire. » intérêts des stéphanois pour des services de qualité et l’équilibre financier de la ville. Dans la mesure où il ne s’agissait plus de la même station, un nouvel intéressante », note Geneviève Albouy. « Tout comme appel d’offres a été lancé pour l’exploitation du la proposition de créer une société dédiée pour une service », développe-t-il. plus grande transparence du service », ajoute Joseph Ferrara. La finalisation du réseau d’assainissement et la rénovation de la station d’épuration de Saint- « Depuis le début du marché d’exploitation, en juin Étienne correspondent à une démarche de reconquête dernier, la remontée des services est positive », se de la qualité des eaux du Furan, avec un objectif de félicite-t-il. « Le premier bilan sur la performance de réduction de 80 % de la pollution rejetée par traitement présente une qualité d’eau traitée supérieure l’agglomération dans le cours d’eau et de suppression aux normes en vigueur et à ce qui était escompté. de plus de 80 % des apports de phosphore du Les eaux usées sont traitées y compris en période Furan dans la Loire. Cet enjeu, le groupe Saur l’a compris de grosse pluie. Le Furan est désormais propre en et retranscrit dans son offre dans le cadre du marché sortie de station et l’on commence à observer des public d’exploitation de la station d’épuration de truites à la confluence avec la Loire », se réjouit Geneviève Albouy. Saint-Étienne. « Au-delà du volet technique, le volet environnemental et développement durable a été déterminant. En cela, l’offre Saur Stereau se détachait de loin », souligne Geneviève Albouy. « Si toutes les offres présentaient une technicité intéressante, celle du groupe Saur était la seule à proposer en complément une dimension environnementale et pédagogique forte, qui nous a impressionnés. Une démarche globale de perfor« La réappropriation du Furan par ses habitants est devenue une réalité. Récemment, dans le cadre d’une campagne sur le risque d’inondation, une classe de collégiens a parcouru une partie du Furan, dont 1 km en souterrain, et des visites du cours d’eau ont été organisées lors des Journées du patrimoine, tout cela était impensable auparavant », conclut Joseph Ferrara.
Services aux usagers
Création de la Médiation de l'eau
La Médiation de l’Eau a été créée, le 27 octobre dernier, à l’initiative de la Fédération professionnelle des entreprises de l’eau (FP2E), dont fait partie le groupe Saur, en partenariat avec l’Association des maires de France (AMF) et l’Assemblée des communautés de France (AdCF). Sa présidence a été confiée à Marc Censi, ancien président fondateur de l'AdCF et ancien maire de Rodez. La Médiation de l’Eau propose un nouveau service de règlement à l’amiable des litiges entre les consommateurs et les entreprises chargées de la gestion des services publics d’eau et d’assainissement, membres de la FP2E. Ces litiges devraient concerner essentiellement des problèmes de surconsommation liée à des fuites d'eau, mais le médiateur pourrait également être saisi pour des problèmes relatifs à la réglementation sur l’assainissement non collectif.
Innovation
Saur, 1er opérateur de l’eau à déployer la dématérialisation des factures sur la France entière
Réponse à une demande croissante des clients et des élus, adaptation du service de l’eau aux nouvelles technologies et proposition d’une solution écoresponsable… Dans la continuité de son engagement pour un service de l’eau durable, le groupe Saur innove en devenant le premier opérateur à proposer la dématérialisation des factures à l’ensemble des clients que le groupe dessert sur le territoire français. Le déploiement sera assuré au cours du 1er trimestre 2010. Depuis juillet 2009, les clients de plusieurs communes sont invités à s’inscrire au service gratuit « Mes factures sur Internet ». Concrètement, les clients sont avertis de la mise à disposition de leur facture par mail quinze jours avant le prélèvement. La facture est disponible sur l’Espace Particuliers du site Internet : www.saur.com pour une durée de 5 ans.
TERRITOIRES 5 N°4 NOVEMBRE 2009
Construction HQE®
L’usine d’eau potable de Parthenay,
1er équipement public certifié développement durable A+ (Publi~cert®)
La nouvelle usine de production d’eau potable de la CommunautédecommunesdeParthenay(Deux-Sèvres), inaugurée le 6 novembre dernier, a reçu de la part d’Arcet Notation le certificat Publi~cert®* avec la notationA+,pourladémarchededéveloppementdurable menée par la collectivité, en partenariat avec Stereau, une première pour un équipement public. Engagée dans un programme d’optimisation et de diversification de ses ressources en eau, la Communauté de communes de Parthenay s’est fixé pour objectif la production autonome, en moyenne sur l’année, de 40 % des besoins de l’agglomération en eau potable. « Afin de pérenniser et d’optimiser cette ressource, une nouvelleunitédeproductiond’eaupotablesurleterritoire communautaire était nécessaire », explique Jacques Dieumegard, premier vice-président de la Communauté de communes délégué à l’environnement et maire de Pompaire. « Pour cette réalisation confiée à Stereau, le choix d’une filière innovante, l’ultrafiltration, s’est rapidementimposé.Ceprocédécompact,àlafoiséconome en énergie et en réactifs chimiques, garantit une eau de qualité supérieure aux normes en vigueur. » « Nous avions la volonté de compléter ce projet par des partis pris environnementaux. La proposition de Stereau d’entreprendre une démarche de notation a suscité l’adhésion immédiate des élus », ajoute-t-il. Développée par Arcet Notation et adaptée aux équipements publics, cette analyse de la performance globale d’un projet de sa conception à son exploitation repose sur quatre critères : la gestion environnementale, la gestion sociale, la gouvernance et les relations avec les parties prenantes et le développement économique local. taïques sur la toiture Sud serait plus optimale », développe-t-il. L’électricité est ainsi produite à partir de panneaux photovoltaïques, tandis que la chaleur des équipements de pompage est récupérée et diffusée dans des salles techniques. « Pour la Communauté de communes, cette démarche représente un plus et la garantie d’une construction innovante, durable et inscrite dans son environnement, sans lourdeur particulière pour le maître d’œuvre, puisque sa mise en œuvre globale était assurée par Stereau. Cette expérience constitue un encouragement pour entreprendre ce type d’approche en amont et développer de bonnes pratiques au sein des différentes compétences des collectivités », conclut Jacques Dieumegard.
Tout au long du projet, les riverains ont ainsi été informés et consultés, et une entreprise locale de génie civil a été retenue pour la construction de l’usine. Pour répondre aux critères de la HQE® (Haute qualité environnementale) et en raison de la proximité d’un quartierpavillonnaire,uneréelleattentionaétéapportée à l’intégration paysagère du site et à la limitation des nuisances sonores. À cette fin, la salle de pompage a été installée en sous-sol, dans un local insonorisé. « Une véritable relation de discussion et d’échange s’est mise en place entre la collectivité et Stereau. Le projet * Le certificat Publi~cert® est réalisé à partir de l’instrument de prévoyait une toiture entièrement végétale. Nous avons mesure CIVI~TRANS© Version2-eau potable par Arcet Notation. considéré que l’installation de panneaux photovol- Il est délivré pour deux ans.
Sensibilisation des écoliers dans les Yvelines
Les Classes à l’eau
Dans le cadre de la collaboration du Groupe avec le Syndicat intercommunal de la région d’Yvelines pour l’adduction de l’eau (SIRYAE), regroupant 52 communes, Saur Nord Ile-de-France Normandie a proposé une initiative originale à l’attention des élèves des 67 écoles primaires présentes sur le territoire du Syndicat : l’organisation des Classes à l’eau. Cette démarche pédagogique, déclinée en trois modules et animée par une chargée de communication environnementale, permettra à plus de 3 000 enfants d’être initiés au cycle de l’eau et de visiter des ouvrages de production et de distribution d’eau potable sur le périmètre du Syndicat. Les Classes à l'eau débuteront en décembre 2009. Elles se dérouleront au cours de l'année scolaire 2009-2010 et pourront se poursuivre selon la demande des écoles.
Entretien
La crémation, un service public en pleine évolution
La crémation est aujourd’hui le mode funéraire retenu dans près d’un tiers des décès. Plus de 50% des français déclarent souhaiter y avoir recours dans leur contrat obsèques. Cette tendance concerne directement les collectivités, dans l’obligation d’anticiper cette évolution sur leur territoire. Nous avons interviewé Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret et auteur de la proposition de loi relative à la législation funéraire, promulguée le 19 décembre 2008, et co-rapporteur du rapport parlementaire « Sérénité des vivants et respect des défunts ». le 19 décembre 2013. Le Parlement a considéré que l’augmentation très sensible du nombre de crémations justifiait l’obligation désormais faite à ces communes de créer ces sites qui devront comprendre un jardin du souvenir et un columbarium ou des cavurnes. sont la conséquence des principes édictés dans cet article. Il s’agit de garantir à chacun l’accès à la mémoire de la personne décédée. Nous avons écarté toute privatisation des restes humains et tout site cinéraire privé, dans le droit-fil des grandes lois du début de la IIIème République qui ont instauré Q La crémation pose la question de la destination des les cimetières communaux, publics et laïques. cendres des défunts. Quelle orientation le légisQ Quelle doit-être l’approche d’un opérateur, tel lateur a-t-il retenue ? que Saur ? La loi est claire et précise. Son article essentiel est Les mêmes obligations s’appliquent à l’ensemble des entreprises bénéficiant de l’habilitation définie dans la loi du 8 janvier 1993. Ces obligations concernent notamment la qualité de l’accueil réservé aux familles endeuillées qui sont éprouvées et donc vulnérables, la transparence quant aux prix, le respect des principes de dignité et de décence, ainsi que des règles de déontologie. vironnementale) et de la démarche de certification du Groupe pour un service transparent et rigoureux. Le concept d’Atrium apporte une grande attention au caractère symbolique et solennel de la cérémonie et à la prise en charge des familles. Il s’articule autour d’un patio central et de quatre grands espaces : accueil, technique, cérémonie et convivialité. Atrium est modulable et adaptable en fonction des attentes des collectivités et des spécificités régionales.
celui qui affirme : « Les restes des personnes décédées, y compris les cendres de celles dont le corps a Q Comment les collectivités locales doivent-elles donné lieu à crémation, doivent être traités avec prendre en compte le choix croissant de la créma- respect, dignité et décence ». Les destinations prévues tion ? dans la loi pour les cendres, qu’il s’agisse de leur La loi du 19 décembre 2008 dispose que toutes les com- conservation dans une urne déposée dans un munes de plus de 2 000 habitants devront créer un site caveau, un columbarium ou un cavurne, ou de leur cinéraire, à l’intérieur de leur cimetière communal, avant dispersion dans la nature ou un jardin du souvenir,
Atrium, la réponse de Saur pour un lieu digne et respectueux du deuil
Pour accompagner les collectivités et offrir aux familles touchées par le deuil, ayant fait le choix de la crémation, un lieu digne et respectueux, le groupe Saur propose : Atrium. Fort de son expérience dans la gestion des services publics, Saur a développé un concept de crematorium, bénéficiant d’une approche HQE (Haute Qualité En-
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Gestion environnementale des territoires
Saur, partenaire du projet innovant d’écologie territoriale de l’Association patrimoniale de la Plaine de Versailles et du Plateau des Alluets
« Innover ensemble pour revaloriser durablement une agriculture périurbaine au service de la qualité de vie », tel est l’objectif global de l’Association patrimoniale de la Plaine de Versailles et du Plateau des Alluets (APPVPA), dont le groupe Saur est partenaire, pour un projet inédit d’écologie territoriale associant l’ensemble des acteurs du territoire. « Ce projet est né de la définition d’une stratégie pour le territoire rural et périurbain de la Plaine de Versailles, dans le cadre du programme européen de développement rural Leader*, pour lequel nous avons d’abord été pressentis, puis sélectionnés en 2008 », explique Michel Colin, maire de Noisy-le-Roi et président de l’APPVPA. « La Plaine de Versailles a la caractéristique d’être un territoire périurbain, au cœur d’une région capitale, fort d’une longue tradition d’innovation, notamment dans les domaines de l’agriculture et des hautes technologies », poursuit-il. « À travers ce projet de développement durable en zone périurbaine, nous poursuivons trois ambitions : conforter la filière agricole et assurer des produits de qualité, renforcer l’identité et le dynamisme économique et touristique de la Plaine et du Plateau et devenir une zone pilote d’écologie territoriale et de développement durable. » Le partenariat avec le groupe Saur est issu de cette réflexion intégrée, associant l’ensemble des acteurs concernés par ces sujets. « L’écologie territoriale concerne le monde agricole, mais aussi plus de 140 000 habitants répartis sur 18 000 hectares. Afin d’être efficaces, nous devions associer à ce projet un partenaire tel que Saur, spécialisé dans les services le bois de chauffage, les eaux usées traitées susceptibles d’être réutilisées, en particulier pour l’irrigation des nombreux golfs du territoire, ou encore, les eaux de pluie à même d’être récupérées sur le Château de Versailles.
« L'écologie territoriale concerne le monde agricole, mais aussi plus de 140 000 habitants répartis sur 18 000 ha. Nous devions y associer un partenaire spécialisé dans l'eau et la propreté, tel que Saur. »
de l’eau et de la propreté », développe Michel Colin. Plus précisément, le groupe Saur interviendra dans le cadre de l’action : Favoriser l’écologie industrielle par la valorisation économique des ressources et déchets du territoire. Dans un premier temps, il s’agit d’identifier sur le territoire les quatre flux de matières, que sont les matières organiques, la cellulose, l’énergie et l’eau. « À partir de cet état des lieux, début 2010, les trois collèges de l’association : élus, agriculteurs et associations, ainsi que les partenaires, se réuniront afin de réfléchir aux actions à mettre en place, les prochaines années, pour optimiser la circulation de ces flux et leur réutilisation en fonction des besoins et des usages sur le territoire », précise Michel Colin. Les filières identifiées pourront concerner les déchets agricoles, tels que la paille, le fumier, le compost…,
* : Le programme européen Leader – Liaison entre actions de développement de l’économie rurale – est destiné à expérimenter des démarches pilotes de développement rural à l’échelle européenne et diffuser les bonnes pratiques pour les adapter à d’autres territoires.
Le Syndicat intercommunal des eaux de Nontron (Dordogne)
Continuité du service et gestion de crise
Afin de garantir la continuité du service public de l’eau auprès des clients abonnés des 23 communes du Syndicat intercommunal des eaux (SIDE) de la région de Nontron (Dordogne), du 23 au 30 septembre derniers, Saur a mis en œuvre, en partenariat avec la DDASS et le SIDE, un vaste plan de gestion de crise. Ce dispositif faisait suite à l’interdiction de l’usage de l’eau pour la consommation humaine et les préparations culinaires, étendue à l’arrosage et au lavage des voitures par le Préfet, en raison de la forte augmentation d’une algue microscopique : cyanobactérie en sortie d’usine de production de Moulin Pinard. Information des usagers via la plateforme téléphonique du Groupe, l’affichage et le message d’alerte Gédicom ; achat et distribution de plus de 49000 bouteilles d’eau ; conditionnement de milliers de berlingots d’eau ; livraison par citernes et achat d’eau potable à d’autres communes ; vidange, nettoyage et modification du procédé de traitement sur l’usine de production avec le remplacement du sel d’aluminium par du chlorure ferrique… Les collaborateurs du secteur Dordogne, des secteurs voisins et de la région Sud-ouest, se sont mobilisés tout au long de cette semaine. À présent, il s’agit d’étudier les possibilités de diversification de la ressource en eau, jusque-là unique, afin de garantir un approvisionnement en eau potable durable et de qualité aux 23 communes du SIDE et leurs 12 000 habitants.
En bref
1er Tournoi de golf Saur
Jeudi 17 septembre 2009, Saur et Formule Golf organisaient, en partenariat avec l’Association des golfeurs de l’Assemblée nationale, le 1er Trophée de golf du Groupe, sur le parcours de Baden (Morbihan). Cette journée de compétition a réuni un peu plus de 70 participants : parlementaires, élus locaux, journalistes et sportifs de haut niveau. L’occasion pour eux de pratiquer un parcours d’exception et de faire l’expérience de la démarche du Groupe pour une gestion durable des golfs : économies d’eau, préservation des sols, tri et traitement des déchets, protection de la biodiversité…
TERRITOIRES 7 N°4 NOVEMBRE 2009
Traitement des emballages vides de produits liés à l’exploitation agricole
Coved, partenaire de la filière agricole
plantes (UIPP), la profession a décidé de se structurer sans attendre le législateur. Chambres d’agriculture, fabricants et distributeurs de produits phytopharmaceutiques, coopératives et syndicats agricoles…, tous se sont fédérés, en juillet 2001, pour créer une démarche transversale, autour d’une structure opérationnelle : Adivalor, financée par l’éco-contribution volontaire des industriels », développe Marc Van Heeswyck, directeur des opérations d’Adivalor. À l’image des campagnes de collecte des produits phytopharmaceutiques non utilisables (PPNU) dans les exploitations agricoles et viticoles, menées en partenariat avec les Agences de l’eau, les emballages vides de produits phytopharmaceutiques (EVPP) font l’objet, depuis 2001, d’une mobilisation de l’ensemble des acteurs agricoles. L’enjeu est la protection de l’environnement des exploitations agricoles et le recyclage de matières plastiques. Progressivement, Adivalor a constitué un réseau de prestataires. En Champagne-Ardenne, Coved collaborait avec Nouricia depuis 2000. Depuis, cette collaboration s’est étendue sur le territoire français. « En tant qu’acteur de services à l’environnement engagé aux côtés du monde rural, le groupe Saur a accompagné la structuration de cette filière en apportant son expertise en matière de collecte et de traitement des déchets », confie Armindo Gomes, directeur de l’agence Champagne de Coved. « Nous avons développé, avec Adivalor, une prestation de Le développement de la filière française de gestion service globale : collecte, transport, traitement et, des déchets phytopharmaceutiques professionnels maintenant, valorisation et sommes aujourd’hui le illustre la façon dont un territoire et l’ensemble des premier collecteur de l’organisme en France ». acteurs d’un secteur s’organisent pour apporter une solution à une problématique environnementale. Le En mars dernier, Coved a confirmé son engagement monde agricole dispose depuis 8 ans d’une filière à long terme auprès de la filière en investissant dans structurée de traitement des emballages*del’ensemble un broyeur sur le site de La Chapelle-Saint-Luc des utilisateurs professionnels : agriculteurs et (Aube). Depuis avril 2009, 800 tonnes d’emballages collectivités locales (entretien des golfs et des espaces vides, collectées dans l’Aube et dans une dizaine de verts), autour de l’éco-organisme Adivalor. Une filière départements, ont été broyées, permettant leur dont Coved, la filiale propreté du groupe Saur, est valorisation énergétique comme combustible de substitution dans les fours industriels. « Nous l’un des principaux partenaires. « Cette démarche est le fruit d’une prise de avons construit une relation de partenariat avec conscience collective des professionnels du secteur Adivalor reposant sur des engagements vis-à-vis de sur la nécessité d’accompagner les agriculteurs au la filière, tels que le respect d’un délai court pour moyen d’une solution intégrée de traitement de ces l’enlèvement des bidons et la participation à la déchets », explique Christophe Brasset, directeur réduction des gaz à effet de serre. Cet investissement général de Nouricia. « Des initiatives locales contribue ainsi à la diminution de la consommation s’étaient mises en place, notamment en Champagne- d’énergie fossile, grâce à la valorisation énergétique Ardenne, une région qui a joué un rôle moteur. À l’ini- du broyat, ainsi qu’à la réduction du nombre de tiative de l’Union des industries de la protection des camions nécessaires au transport des déchets, broyés donc moins volumineux, vers leur filière de valorisation ». « En Champagne-Ardenne, la Chambre d’agriculture a joué un rôle de médiation entre les différents opérateurs régionaux et d’information, afin de sensibiliser le plus grand nombre d’exploitants. On peut se satisfaire aujourd’hui de la mise en place d’une véritable chaîne de valeur au sein de la filière qui a facilité l’adhésion des agriculteurs », se félicite Bertrand Chevalier, directeur général de la Chambre d’agriculture de l’Aube. La faible distance entre les points de collecte a également favorisé l’adoption de la démarche par les agriculteurs. « Nous avons conventionné environ 1 000 distributeurs, coopératives et négoces, ce qui représente plus de 4 500 sites d’apport (sites des distributeurs et silos) sur toute la France, avec des campagnes de collecte régulières ou permanentes selon les sites », précise Marc Van Heeswyck. « À la vue des quantités collectées, les agriculteurs ont réalisé que brûler des bidons à même l’exploitation n’était plus acceptable. Ce qui était considéré comme une contrainte est devenu un réflexe. Les agriculteurs sont désormais les premiers demandeurs d’une extension du champ d’action de la filière, par exemple aux palettes et films d’emballage », ajoute Christophe Brasset. « Pérennité des points d’apports, collecte régulière des plastiques et des pneus… Beaucoup de choses restent encore à conforter. La profession a prouvé qu’elle était en mesure d’organiser la collecte et le traitement de ses déchets, de façon curative. Je suis sûr qu’il est encore possible d’encourager une meilleure rationalisation des commandes, des besoins et des pratiques. Il reste une marge de manœuvre importante en amont pour réduire les quantités, » conclut Bertrand Chevalier.
* : Emballages vides porteurs du pictogramme Adivalor
Mécénat sportif
L’équipe cycliste Saur-Sojasun en Continental Pro dès janvier 2010
Au 1er janvier 2010, le groupe Saur deviendra sponsor pour les trois prochaines saisons, aux côtés de Sojasun, de l’équipe cycliste de Stéphane Heulot, qui évoluera auniveauContinentalProfessionnel.Nousavonsinterrogé Joël Séché, président de Saur et David Lappartient, président de la Fédération française de cyclisme et maire de Sarzeau.
Q Joël Séché, pourquoi le groupe Saur a-t-il choisi de soutenir une équipe cycliste ? Notre partenariat avec l’équipe de Stéphane Heulot repose sur des valeurs partagées : l’esprit d’équipe, l’éthique et la performance. Nous souhaitons que l’équipe soit compétitive, bien entendu et qu’elle rassemble nos clients, comme nos collaborateurs, autour de cette formidable aventure sportive et humaine. Quel sport concilie à la fois le développement durable, les territoires et les collectivités ? Le cyclisme, évidemment. Q David Lappartient, comment accueillez-vous l’arrivée de l’équipe Saur-Sojasun en Continental Pro en 2010 ? Je suis toujours ravi de saluer l’entrée d’un nouvel acteur au sein de la vitrine de notre cyclisme, qu’est l’univers professionnel. Cela confirme l’intérêt pour notre sport cycliste. Le vélo s’inscrit parfaitement dans les enjeux actuels de notre société. Il est très pertinent de communiquer sur la thématique du développement durable à travers le cyclisme, sport écologique par nature. En cela, la future équipe cycliste Saur-Sojasun constitue un excellent outil pour communiquer auprès du grand public, ainsi qu’un moyen privilégié de s’adresser aux élus locaux, à l’occasion des compétitions organisées sur l’ensemble du territoire national. A ce titre, j’encourage Saur à associer à cette démarche un véritable dispositif auprès des organisateurs locaux et des associations cyclistes.
David Lappartient, président de la Fédération française de cyclisme et maire de Sarzeau.
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Service public de l’eau
TERRITOIRES
N°4 NOVEMBRE 2009
L’avis du Conseil économique, social et environnemental sur « Les usages domestiques de l’eau » ouvre le débat
En mai dernier, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) publiait un avis sur « Les usages domestiques de l’eau ». Nous vous proposons de revenir sur cette publication, qui enrichit le débat sur le prix de l’eau, la transparence et la gouvernance du service, l’accès équitable à l’eau et la préservation de la ressource, en donnant la parole à son auteur et rapporteur : Paul de Viguerie, conseiller au Cese.
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Commentant cet avis, Paul de Viguerie rappelle que le Cese souligne la nécessité de renforcer l’évaluation, la transparence et la gouvernance du service public de l’eau au bénéfice des usagers. « Pour choisir entre délégationdeservicepublicetgestionenrégie,opérateur et collectivité doivent adopter un langage commun, basé sur un certain nombre d’indicateurs identiques », explique Paul de Viguerie. « Il existe une moyenne d’écart de 3 euros environ sur le prix de l’eau. Cela pose le problème de la transparence. Tout le monde admet qu’il y ait des différentiels, mais aujourd’hui ceux-ci sont inexplicables. Les élus ne veulent pas un prix unique, mais un débat sur des données fiables, des indicateurs partagés et la réalité des choses », poursuit-il. « Aussi, sans attendre les conclusions de l’Onema, une discussion doit s’engager entre la collectivité et l’opérateur, afin de mettre en place un tableau d’indicateurs communs: données liées aux ressources humaines, à l’investissement, au renouvellement des équipements… De sorte que chacun puisse s’approprier localement ces données, qui serviront également à l’amélioration du rapport annuel du service, ainsi qu’au débat sur la réversibilité des modes de gestion à chaque renouvellement de mandat, dont le Cese souhaite la systématisation. » « Les élus ont du mal à changer d’opérateur même lorsqu’ils le souhaitent, car il leur manque l’expertise technique leur permettant de comparer à prix égal. Or cette expertise n’est pas suffisante. L’État s’est entièrement dégagé du dossier
Viguerie. « Il est important de conserver un principe de responsabilité et de privilégier une prise en compte directe de la dette d’eau identifiée en tant que telle. Dans ce cadre, le foyer apporte la preuve de sa situation difficile et a la possibilité de demanAutres grands chantiers : la facture d’eau et la der une aide personnalisée a priori en cas de diffigénéralisation des compteurs individuels. Le Cese culté ». préconise la mise en place d’un indicateur moyen de consommation établi à l’échelle du territoire, Le sujet qui ouvre un débat majeur concerne l’équilibre comme outil d’aide à la compréhension de leur facture du prix de l’eau. « Un nouveau modèle économique par les usagers, ainsi qu’une meilleure répartition doit être inventé, basé sur autre chose que la des charges entre collectivités, opérateurs et organismes consommation. Il s’agit de mettre un terme au conflit publics. « Aujourd’hui, personne ne comprend que existant entre les trois objectifs : social – l’accès au le prix de l’eau ne baisse pas alors que la consommation service de l’eau –, économique – le recouvrement baisse. Le temps court de la consommation s’oppose des coûts –, et environnemental – la gestion durable au temps long du traitement de l’eau, avec ses de la ressource –, poursuivis dans la tarification de investissements, ce qui rend le sujet "inaudible". l’eau », énonce Paul de Viguerie. « Les collectivités La seule solution pour résoudre ce paradoxe est locales et les parties prenantes doivent initier une l’individualisation des compteurs qui sert toute la réflexion pour la mise en place de nouveaux modes chaîne de l’eau : la compréhension du prix, le de rémunération des services d’eau et d’assainiscontrôle de la consommation et des fuites éventuelles, sement, ceux-ci ne pouvant être rémunérés par une jusqu’à la tarification sociale. En effet, comment dé- hausse des volumes consommés et facturés. Il clarer une difficulté de paiement lorsque la facture s’agit, par exemple, de la rémunération des opérateurs n’est pas individualisée ? », développe Paul deViguerie. en fonction de leurs performances environnementales ou de la dissociation entre volumes vendus et volumes A ce sujet, le Cese est favorable à l’instauration d’une prélevés, dans le cas de la réutilisation des eaux contribution au Fonds de solidarité logement (FSL) de usées traitées », conclut-il. 1% du prix du service de l’eau, destinée à financer une aide directe personnalisée pour les plus démunis. L’avis dans son intégralité est accessible à l’adresse « Le FSL constitue un dispositif très lourd et n’inter- suivante : http://www.conseil-economique-etvient actuellement qu’a posteriori », explique Paul de social.fr/rapport/pravi/PA080940.pdf de l’eau confié aux opérateurs. Donc, la collectivité n’a plus d’interlocuteur autre que les opérateurs et préfère garder celui qui est en place et négocier le prix à la baisse. » médicaments, de perturbateurs endocriniens et de cosmétiques (PNSE II). Le Conseil propose notamment de renforcer la recherche sur les effets combinés des différents intrants et la création d’un pôle de compétitivité eau à dimension internationale. Autre grande priorité : le SPANC. Le Cese préconise que les installations d’ANC puissent faire l’objet d’un crédit d’impôt spécifique et que soit étudiée la possibilité d’unifier les services publics d’assainissement : collectif et non collectif.
sur la réutilisation des eaux usées traitées, pour laquelle des normes doivent être fixées et un financement devrait être affecté aux collectivités, ainsi quesurledessalement,àconditionquedesrecherches Afin de préserver la ressource en eau, le Cese re- soient effectuées pour réduire l’impact environnecommande d’améliorer le rendement des réseaux mental de cette technique. par la mise en service de compteurs télé relevés. Plutôt que la récupération des eaux pluviales, Sur le plan de la qualité de la ressource, le Cese pour laquelle le Cese préconise l’évaluation du rapport encourage la poursuite de la réduction des pollucoût/efficacité du crédit d’impôt, l’avis met l’accent tions d’origine agricole (PAC, Plan Ecophyto 2018) et insiste sur les pollutions diffuses dérivées de
L’avis du Cese et la gestion quantitative et qualitative de la ressource
En bref
Les nouveaux partenariats de la rentrée 2009
La rentrée 2009a été l’occasion pour Saur de poursuivre son engagement aux côtés des collectivités et des acteursdelagestiondesterritoires,àtraverssadémarche de partenariat avec les associations d’élus : Q 18 septembre 2009 : Signature du partenariat avec le Forum de la gestion des villes Q 29 septembre 2009 : Signature du partenariat avec la Fédération des maires des villes moyennes (FMVM) Q 1er octobre 2009 : Signature du partenariat avec l’Associationdesdirecteursgénérauxdecommunautés de France (ADGCF) Q Octobre à décembre 2009 : Soutien de la campagne du Mouvement national des élus locaux (MNEL) : « Les élus locaux, acteurs de la relance » Q 18 novembre 2009 : Signature du partenariat avec l’association Notre Village dans le cadre du Congrès des maires
TERRITOIRES
Directeur de la publication : Brice Soccol Directrice de la rédaction : Alexandra Bardet Réalisation : idées fraîches® Photos : Saur, Image&co, Ville de Saint-Etienne, Adivalor, Fédération française de cyclisme, J. de Givry (APPVPA) et Fotolia : G. Boissenot, Mudman, Agence DER Edité par la direction développement du groupe Saur Pour nous écrire : territoires@saur.fr
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