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Actualités du 21 mars 2018



Journée mondiale de l’eau 2018 : la réponse est dans la nature

 

Le traitement de l’eau grandeur nature

La journée mondiale de l’eau a choisi en 2018 de s’intéresser aux différentes manières dont nous pouvons utiliser la nature pour surmonter les défis de l’eau du 21ème siècle. Il ne s’agit pas seulement de rendre l’eau potable, de la distribuer puis de la dépolluer au travers des « infrastructures grises » (canalisations, stations d’épuration…).

 
De plus en plus, des solutions basées sur la nature – des « infrastructures vertes » – se font jour avec le potentiel de résoudre nombre de nos problèmes d’eau.
 
Chez Saur, nous avons choisi de mettre l’accent sur la Reut (réutilisation des eaux usées traitées), au travers d’un exemple concret en Vendée, et du procédé CarboPlus® développé pour éliminer les micropolluants présents dans les eaux usées avant de les restituer au milieu naturel.

 

 

La réutilisation des eaux usées traitées

 

Enjeu : réduire les prélèvements d’eau
 

Solution technique : réutilisation des eaux usées traitées (Reut)
 

Application : Projet Jourdain (Sables-d’Olonne Agglomération et Vendée Eau)

Le manque de disponibilité de la ressource en eau peut poser problème, notamment dans les régions à forte croissance ou variation démographique. En France, la Vendée en est l’exemple type. Aussi, les équipes de Saur mettent-elles leurs compétences au service des collectivités concernées pour exploiter de nouveaux gisements et pallier le déficit en eau auquel elles sont confrontées.

 

Recharger un barrage avec des eaux usées traitées

« On estime qu’il faudrait produire environ huit millions de mètres cubes supplémentaires à l’horizon 2025 pour répondre à la demande locale, explique Sébastien Poiraud, responsable d’exploitation Saur à La Roche-sur-Yon (85). Parmi le bouquet de solutions proposées, nous sommes partenaires du projet « Jourdain » lancé par Les Sables-d’Olonne Agglomération et Vendée Eau, syndicat en charge de la production et de la distribution d’eau potable sur le département. »
 

Objectif recherché ? Mettre au point une méthodologie en vue de récupérer les effluents de la station d’épuration des Sables-d’Olonne et, après un traitement adapté, de les réinjecter en amont d’un réservoir distant de 20 km – la retenue du Jaunay- alimentant une des principales stations de production d’eau potable de Vendée.
 

Une filière de recyclage unique en son genre​
 

Le processus comporte quatre étapes majeures qui prennent en compte les aspects environnementaux, sanitaires et bactériologiques d’une telle démarche.

  • 1. Filtration des eaux dans du sable pour retenir les matières et éléments en suspension (carbone, azote, phosphore) et éviter ainsi tout risque de pollution du lac du Jaunay.
  • 2. Passage dans un courant électrique pour extraire les sels au travers de membranes spécifiques (électrodialyse) et contrôler leur quantité afin d’éviter tout impact sur l’environnement.
  • 3. Absorption des micropolluants dans un réacteur à charbon actif (CarboPlus®).
  • 4. Rayonnement UV pour parer tout risque microbiologique et pouvoir ainsi réinjecter l’eau en toute sécurité.

 
 
 
Un démonstrateur grandeur nature
 

Un pilote destiné à démontrer l’efficacité de la méthode développée par Saur sera réalisé courant 2018. Les volumes d’effluents traités seront de l’ordre de 10 m3/h. Saur se positionnera ensuite sur l’appel d’offres qui devrait être lancée par Vendée Eau à l’horizon 2020 afin de déployer un démonstrateur gradeur nature de 150 m3/h. « Si notre solution est retenue – et selon les souhaits du client – il sera tout à fait possible d’agrandir l’installation pour prendre en charge la totalité des effluents de la station d’épuration, soit 600 m3/h, précise Vincent Jauzein, ingénieur de recherche.
 
Jusqu’à 1,5 million de mètres cubes d’eau pourraient alors être réinjectés chaque année dans la retenue du Jaunay, comblant ainsi une large part du déficit en eau potable du département. Avec l’avantage de s’appuyer sur une méthodologie éprouvée, économiquement viable, capable de s’adapter aux arrêts/redémarrages des installations selon les besoins saisonniers et répondant parfaitement aux attentes des collectivités.
 


 

Une réglementation qui doit évoluer
 

La Reut nécessite d’assurer la gestion des risques biologiques associées au stockage de l’eau, à son traitement et aux contraintes liées à son usage final. Le plus commun est l’irrigation.

Les eaux recyclées traitées sont donc principalement utilisées pour des activités agricoles ou de loisirs (maraîchage, arrosage des espaces verts et des parcours de  golfs…). Elles servent également à des usages urbains (lavage de voiries, de véhicules….), industriels et environnementaux (restauration de zones humides, recharge de nappes phréatiques, de barrages…). Aujourd’hui, en France, à peine 0,1 % des eaux usées traitées sont réutilisées, alors que l’objectif fixé par la Commission européenne est de multiplier par 6 les volumes d’eaux usées recyclés.
 

 

Protéger les milieux naturels

 

Enjeu : Préserver les milieux naturels en éliminant les micropolluants présents dans les eaux usées.
 

Solution technique : CarboPlus®
 

Les activités domestiques, agricoles et industrielles génèrent des molécules qui se retrouvent à l’état de traces dans les milieux aquatiques : les micropolluants. Pesticides, biocides, détergents, résidus médicamenteux, ces pollutions humaines intègrent le cycle de l’eau en convergeant via les réseaux d’assainissement vers les installations de traitement des eaux usées.
 

Les concentrations des micropolluants sont faibles mais peuvent donner lieu à des perturbations biologiques. La modification des organes reproductifs des poissons est un exemple parmi d’autres et ces micropolluants posent à la fois un problème environnemental et de santé publique.
 


 

CarboPlus ® : un traitement supplémentaire indispensable
 

Les stations de traitement des eaux usées ont pour objectif d’épurer les eaux usées avant de les restituer au milieu naturel. Elles n’ont toutefois pas toutes été conçues pour traiter les micropolluants et ainsi éviter leur dispersion dans les milieux aquatiques. Pourtant, 80 à 90% des micropolluants restant dans les eaux usées peuvent être traités par des technologies innovantes. Saur a mis au point un procédé permettant d’éliminer à faible coût les micropolluants : CarboPlus ®.

 
L’efficacité de l’absorption sur charbon actif
 

Résultat de plus de 10 ans de recherche, CarboPlus® fonctionne grâce à du charbon actif mis en suspension dans l’eau et qui attire à lui tous les micropolluants qui viennent se loger dans ses pores. Le charbon est renouvelé en continu pour entretenir l’efficacité du système.
 

Ce procédé a démontré son efficacité pour éliminer définitivement près de 113 composantsdont les résidus pharmaceutiques et les hormones, le bisphénol A, les phtalates ou encore les pesticides. En plus d’être performant et fiable, cette solution est prévue pour pouvoir s’ajouter facilement à une usine existante.



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