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Actualités du 17 juillet 2020



Qualité des eaux de baignade : où se baigner cet été ?

 

 

Où se baigner cet été ? Quels sont les risques pour ma santé ? Autant de légitimes questions que se posent les estivants au moment de planifier leurs vacances. Réponse : privilégiez les communes certifiées « démarche qualité eaux de baignade » (DEQB), les seules ayant certifié leur dispositif global de prévention et de surveillance qui sécurise la baignade. Explications.

 

 

Le littoral, et plus généralement les eaux de baignade, font partie des écosystèmes particulièrement exposés aux risques de pollutions aquatiques : micro-organismes pathogènes, hydrocarbures, microalgues toxiques, nitrates… En parallèle, le maintien de la qualité des milieux naturels et de l’eau y est un enjeu d’importance économique compte tenu des nombreuses activités qui en dépendent, directement ou indirectement.

Pour ces sites, l’enjeu est de ne pas se limiter à constater les pollutions. « Ce que nous proposons, c’est la gestion active », explique Pascal Kohaut, référent eaux de baignade chez Saur, sur la base de la directive européenne 2006/7/CE. « Pour faire simple, c’est la recherche des causes de pollutions, le suivi quotidien et l’anticipation permanente, grâce à une organisation adaptée et des outils d’analyse rapide ». Pour cela, il faut une connaissance fine du bassin versant, des ouvrages d’assainissement, du bâti, des installations industrielles, artisanales, agricoles ou de loisirs, mais aussi des usages (la promenade canine et hippique, les grandes marées). Une fois l’état des lieux réalisé et le bassin modélisé, les équipes de Saur interviennent selon une stratégie de surveillance validée avec les élus selon la sensibilité du profil de chaque plage et une politique volontariste d’informer et de fermer momentanément une plage si besoin.

 

Une démarche qualité qui a séduit 121 sites de baignade sur près de 200 sites gérés par Saur. Ce qui représente une mise à jour continue des profils de 45 collectivités et environ 9 000 analyses rapides réalisées par saison. Les prélèvements dans le milieu naturel sont effectués par les agents Saur en astreinte pendant la saison, puis envoyés en laboratoire y compris le week-end et les jours fériés. Une recherche rapide est effectuée sur les indicateurs de pollution fécale que sont les bactéries indicatrices fécales : les Escherichia coli et les entérocoques intestinaux. Si les résultats révèlent un risque de pollution à court terme, le maire de la commune est prévenu et peut décider la fermeture momentanée de la plage.

 

 

Recherche de pollutions : une surveillance 365 j/an pour sécuriser la saison estivale

 

La bonne gestion des sites de baignade réside dans la réduction des sources potentielles de contamination (SPC). C’est pourquoi Saur, en lien avec les collectivités partenaires, réalise tout au long de l’année des analyses exploratoires, lors de conditions météorologiques défavorables, pour valider les sources contaminantes et mettre en œuvre des solutions pour les réduire. « A titre d’exemple, il est nécessaire d’investiguer les mauvais raccordements en assainissement lors d’épisodes pluvieux, cas de figure où les eaux usées sont dirigées dans le réseau pluvial et se rejettent directement en mer », explique Frédérique Nakache-Danglot, spécialiste en microbiologie à la direction technique de Saur. La réduction de cette pollution ne se fait qu’à la suite du diagnostic des branchements et des travaux de mise aux normes à l’initiative de chaque administré, ce qui nécessite de la pédagogie et du temps.

 

 

Des outils à destination des collectivités et des estivants exclusivement pour les communes certifiées

 

 

 

Des analyses complémentaires à celles des ARS

 

En France, conformément aux lois, toutes les eaux de baignade sont surveillées dans un cadre réglementaire national régi par le Code de la santé publique et sous la responsabilité des Agences régionales de santé (ARS). Ces contrôles ont lieu durant la saison balnéaire, en général de mi-juin à mi-septembre. Ils sont réalisés de façon programmée sur le point de baignade le plus fréquenté environ tous les 10 jours (hors week-end et jours fériés). Les résultats d’analyses, obtenus 48h après le prélèvement, permettent de qualifier la qualité de l’eau à un instant T, et de vérifier sa conformité. Ils servent également à alimenter les analyses de classements nationaux et européens, au sens de la Directive 2006.

Le rôle de Saur en tant que prestataire et délégataire de services est de fournir à la collectivité les résultats d’un autocontrôle complémentaire. Basé sur une fréquence adaptée aux risques et dans le respect de seuils sanitaires et d’alerte préventive, il informe la collectivité dans des délais courts, entre 4 et 12h selon l’outil.  Ces alertes rapides d’une dégradation de la qualité de l’eau ou de risque de pollution à venir permettent d’aider au mieux la collectivité dans ses prises de décisions d’ouverture/fermeture de plage, afin de ne pas exposer le public à des eaux contaminées.

 

 

Et le Pavillon Bleu ? Et le classement européen ?

 

Le Pavillon Bleu est un label commercial généraliste peu adapté à la qualité des eaux. Il reprend les résultats du classement de l’année passée et se focalise sur les plages classées « excellentes » selon les analyses ARS en semaine, ce que regrettent l’association Surfrider et les entreprises de l’eau compte-tenu du travail d’excellence réalisé par les collectivités pour préserver les sites de baignade. Quant au classement des pays européens pour la qualité de leurs eaux de baignade, il défavorise les états du nord où les orages d’été sont, du fait du dérèglement climatique, de plus en plus fréquents d’une saison à l’autre, ce qui explique le mauvais classement de la France pour la surveillance de ses sites de baignade. Il se base aussi sur le déclaratif des états membres de leurs plages, ce qui conduit certains d’entre eux à exclure des zones de baignade trop proches des centres urbains et donc potentiellement exposées aux pollutions.

 


Peut-on contracter le coronavirus en se baignant dans l’eau de mer ? Non répond l’Ifremer

Mi-avril, l’Ifremer (Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer) a analysé des échantillons d’eau de mer et des coquillages prélevés sur une vingtaine de sites en France, l’enquête étant destinée à mesurer le risque de propagation du Covid-19 dans l’eau. Les résultats des analyses moléculaires sont négatifs. A la plage, le principal risque ne réside donc pas dans les eaux de baignade mais dans le non-respect des gestes barrière et de la distanciation sociale.


 

 

 

Ce qu’il faut retenir

 

  • Il sera toujours préférable de ne pas se baigner après une pluie
  • Avoir un Pavillon Bleu sur la base du classement de l’année passée pour la saison à venir n’est pas l’assurance d’une eau de baignade saine pour l’année en cours.
  • Le suivi sanitaire des ARS de la saison balnéaire est un suivi de classement européen des plages (ne tenant pas compte des week-ends et des jours fériés).
  • La démarche Qualité Eau de Baignade apporte la garantie d’une gestion active de la plage (ouverture/fermeture si besoin).
  • Les études officielles, menées par l’Ifremer, montrent l’absence du Covid-19 dans les eaux de baignade et conchylicoles.

 



contact(s) pour ce communiqué :

Contact presse: Saur – Laurent Maillard – 06 60 59 77 07 – laurent.maillard@saur.com