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Actualités du 14 mars 2018



Emission Cash Investigation du mardi 13 mars - Contrat de Nîmes : la réalité des faits

 
 
Dans le sujet consacré à la gestion de l’eau potable de la ville de Nîmes, l’émission de France Télévision propose une analyse volontairement simpliste et à charge, alors même que Saur a accepté de répondre aux questions d’Elise Lucet.

 

Non, les résultats de Saur pour faire baisser le nombre de fuites ne sont pas « déplorables »

Non, la marge de Saur à Nîmes n’est pas « irraisonnable »

Non, les Nîmois ne payent pas une eau « trop chère par rapport au service rendu »

Non, les pertes d’eau liées aux fuites ne sont pas facturées aux Nîmois : elles restent à la charge de Saur
 
 

Non, les résultats de Saur pour faire baisser le nombre de fuites ne sont pas « déplorables »

 

Trois chiffres qui prouvent le contraire :

 

En 2017, le rendement de réseau à Nîmes était de 72 % et il sera de 76 % en 2019, remplissant ainsi les objectifs fixés par la collectivité.

 

  • Avec 25% de fuites en moins depuis 2012, Nîmes est sur le podium des meilleures villes de France en matière de baisse du taux de fuites sur son réseau

 

  • Zéro fuite ? Le renouvellement complet du réseau nîmois représenterait une multiplication par 7 du prix du l’eau. L’étalement des dépenses dans le temps est un arbitrage responsable des élus qui permet d’améliorer la qualité du réseau tout en veillant à ne pas augmenter trop fortement les factures des habitants de Nîmes et de sa région.

 

 

Plutôt que d’essayer de comprendre les causes de la situation à Nîmes, Cash Investigation s’arrête sur un chiffre sans aucune analyse. Or comparer le taux de fuites de réseaux de villes différentes n’a aucun sens. En effet, le réseau d’eau de Nîmes Métropole est spécifique et donc incomparable à une moyenne nationale :
Pas de nappes phréatiques exploitables ni de cours d’eau à débit suffisant :
 

  • Nécessité d’aller capter l’eau à 25 km, directement dans le Rhône
  • Une agglomération qui s’étend sur 800 km² et qui distribue l’eau au travers de 700 km de réseaux et une topographie accidentée
  • Des épisodes climatiques fréquents qui, par les mouvements de terrain qu’ils entraînent, fragilisent et abîment régulièrement le réseau
  • Un centre historique et préservé qui impose de vraies contraintes pour les interventions

 
Malgré ces conditions d’exploitation uniques et difficiles, Nîmes Métropole et Saur ont fait de la baisse du taux de fuites une de leurs priorités en investissant massivement dans l’amélioration des performances du réseau : près de 5 millions d’euros d’investissement en 2017 et une organisation unique en France avec une cellule dédiée de 8 personnes.
 
 

Le cas particulier de la fuite rue du chapitre

 
Un agent Saur s’est bien déplacé suite au signalement via un appel anonyme d’une fuite sur branchement rue du chapitre, le dimanche 6 août 2017. Il n’a identifié aucune fuite : la vanne du branchement est étanche et aucune trace d’eau au sol ni aux alentours.
 

Contrairement à ce que souhaiterait démontrer la mise en scène grotesque de l’émission, il est impossible d’estimer le débit d’une fuite à partir d’une écoute ce qui remet en cause le chiffre de 5 à 10 000 m3 avancé.
 

4 mois après cet appel, l’agent est retourné sur place pour vérification et a trouvé une petite fuite au niveau du collier de prise en charge du branchement.

La photo de la fuite (voir communiqué de presse) contredit la véracité des chiffres avancés par Cash Investigation
 
 

Non, la marge de Saur à Nîmes n’est pas « irraisonnable »

 
La marge de Saur sur le contrat de Nîmes n’est pas de 12 ou 18 % comme avancé par Cash Investigation. Le calcul de marge de Cash Investigation ne prend en compte ni les chiffres de l’assainissement ni les impôts.
 
Juger de la rentabilité de l’eau de Nîmes sans prendre en compte l’assainissement a-t-il un sens?
Sauf a vouloir communiquer sur un chiffre volontairement élevée, donc malhonnête intellectuellement.
 
Conformément à la loi, les résultats de Saur sont publics et communiqués à ses clients dans le rapport annuel du délégataire.
 
Les chiffres 2016 :

  • En eau potable : chiffre d’affaires cumulé : 21 156 951 €. Résultat après impôts : 947 097 €. Marge après impôts : 4,5 %
  • En assainissement : chiffre d’affaires cumulé : 11 869 796 €. Résultat : – 1 481 518 €. Marge : -12,5 %
  • Au total : chiffre d’affaires de Saur à Nîmes : 33 026 747 €. Résultat : -38 322 € soit -0,1 %

 
 

Non, les Nîmois ne payent pas une eau « trop chère par rapport au service rendu »

 
Là encore, Cash Investigation choisit de ne s’intéresser qu’au prix de l’eau potable sans y intégrer le coût du traitement des eaux usées. Cela n’a aucun sens par rapport au service rendu et à la facture payée par les Nîmois.

 

En 2018, à Nîmes, le prix de l’eau potable seule s’élèvera à 2,16 €, contre 1,90 € en moyenne en France.

 

Le prix effectivement payé par les habitants de Nîmes pour la totalité du service de l’eau (eau potable et assainissement) s’élève à 3,63 € par m3, soit environ 12 % de moins que la moyenne nationale estimée à 4,13 € par m3.

 
 

Non, les pertes d’eau liées aux fuites ne sont pas facturées aux Nîmois : elles restent à la charge de Saur

 
Saur insiste pour préciser que contrairement à ce qui est annoncé dans l’émission, seule l’eau finalement consommée par chacun des Nîmois est facturée et non pas les pertes liées aux fuites, qui restent à la charge de Saur. Le prix de l’eau est fixe et une baisse ou une hausse du rendement n’est pas répercutée sur le client.



contact(s) pour ce communiqué :

Contact presse : Saur – Christophe Piednoël – christophe.piednoel@saur.com



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